mercredi 30 décembre 2015

« L’art de la Guerre » de Sun Tzu

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Un livre qui se trouve sur mon PAL depuis je ne sais plus. Finalement, je l’ai trouvé en français. Selon wikipedia.fr, c’est le premier traité de stratégie militaire écrit au monde. On l’attribue à général Sun Tzu, qui aurait vécu à la fin du VIe siècle av. J.-C. Le livre présente des principes et des conseils pour commander une armée.

J’ai été surpris par l’insistance avec laquelle l’auteur conseille de conserver et pas d’anéantir des ressources, des armées et des villes de l’ennemi. L’objectif de ce livre n’est pas de propager la guerre ! Au contraire, la guerre s’est présentée comme une chose à éviter. La guerre, elle est seulement la dernière option pour résoudre un conflit.

mardi 29 décembre 2015

« Acide sulfurique » d’Amélie Nothomb

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Un livre sur le phénomène de la téléréalité. Une histoire courte qui ne m’a pas captivé. L’idée est peut-être intéressante mais son élaboration manque de profondeur. Tous les personnages, inclusivement « le héros » de l’histoire, restent plats et sans personnalité. Ils ne sont pas des caractères attrayants ou sympathiques. Les sentiments et les émotions ne sont pas vraiment réalistes. Je trouve la fin de l’histoire trop simple et même un peu enfantine.

Alors, je comprends que le récit est un persiflage. Je sais qu’on ne devrait pas prendre ce livre trop au sérieux. Bon, mais ça ne change pas que je le trouve un peu ennuyeux et décevant, quand même.



dimanche 27 décembre 2015

14 de Jean Echenoz

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Un petit livre sur la Première Guerre mondiale. Même quand on a déjà lu beaucoup de livres sur la Grande Guerre, il vaut la peine. En 1914, cinq amis français vont à la guerre de façon enthousiaste car ce sera « une affaire de quinze jours tout au plus ».

On n’apprend pas beaucoup d’information sur les protagonistes. Ils se battent et ils trouvent la mort des façons différentes. Le livre est surtout un récit de la guerre, des circonstances au front et du chaos. Toutes les descriptions dans le livre sont claires et sans ornements et, en effet, elles sont souvent perçantes. 

vendredi 25 décembre 2015

« Vendredi ou La Vie sauvage » de Michel Tournier

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Michel Tournier a réécrit l’histoire ancienne de Robinson Crusoé.  Le roman original de Daniel Defoe a été publié en 1719. C’est une histoire simple et fascinante d’un homme seule sur une île déserte dans la Pacifique. Je ne crois pas qu’il y ait des lecteurs qui ne la connaissaient pas.

Le livre de Michel Tournier suit l’histoire originale mais il ajoute quelques nouveaux éléments, comme un Dimanche... La perspective de l’auteur moderne est surtout le développement psychologique de Robinson et le changement de son caractère pendant ce long temps d’isolation, avant et après l’arrivée de Vendredi. Les interactions entre Robinson et Vendredi sont intéressantes, bien que l’attitude de Robinson reste un peu condescendante…

mercredi 23 décembre 2015

« Le Montespan » de Jean Teulé

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Une petite histoire d'un marquis obstiné qui s'oppose contre le pouvoir absolu de Roi-Soleil. Après quatre ans d’un mariage heureux, le marquis de Montespan perd son épouse à Louis XIV ; elle devient la maîtresse du Roi-Soleil à Versailles. Normalement, au moins selon le livre, une épouse devenue maîtresse du roi serait une bonne chose pour le mari trompé ; on lui compense royalement pour cet « honneur de livrer une maîtresse ». Cependant, le marquis de Montespan n'accepte pas l’adultère, il aime vraiment son épouse et il veut la regagner.

Alors, au lieu d'oublier sa femme et de se contenter d'une quelconque compensation financière, il fait beaucoup de vacarme en essayant de la regagner. Sa femme est impuissante de changer sa situation, l’infidélité, c'est la volonté du roi quand même ! En effet, elle est bien enchantée d'être à la cour comme maîtresse préférée du roi ! Elle n'aidera pas son époux à sa quête, elle ne veut pas retourner à la maison en province.


lundi 21 décembre 2015

Le bilan littéraire de 2015

Faire le bilan annuel de mes livres préférés est toujours une belle tradition mais aussi un travail pénible. Voici mes cinq coups de cœur de cette année. C’est mon top 5 de 2015, une liste qui contient des livres français que j’ai lus en 2015 et qui m’ont impressionné le plus. 


« Charlotte » de David Foenkinos

C’est une biographie de Charlotte Salomon qui m’a vraiment ému. Charlotte Salomon était une jeune peintre allemande qui a été tuée par les Nazis en Auschwitz en 1943. Le style de l’écriture est beau et original. Le texte est écrit comme un poème : les phrases sont souvent courtes et chaque phrase commence à une nouvelle ligne. C’est ce livre-ci qui m’a introduit à l’œuvre de Charlotte « Vie ? ou Théâtre ». C’est une grande collection de dessins et textes sur sa vie. La collection se trouve maintenant dans La Musée historique juive à Amsterdam. Le livre a gagné le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens en 2014. (Ma critique).


« Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan

C’est l’œuvre par laquelle j’ai découvert l’écrivain Delphine de Vigan. C’est une histoire de famille dans laquelle elle décrit la vie de ses grands-parents et de sa mère Lucille. C’est une histoire vraie et très personnelle. Le livre m’a impressionné, surtout par la vivacité des personnages. Le livre a été très bien composé et le style du texte est simple et clair. On peut se perdre facilement dans la lecture. Le livre a gagné le Prix du roman Fnac en 2011 et plusieurs autres prix littéraires. (Ma critique).



« Le rapport de Brodeck » de Philippe Claudel

Une histoire sur la xénophobie, la haine et la lâcheté de gens. Elle se déroule dans une société campagnarde et isolée, quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’absence totale des références aux événements historiques avec l’utilisation fréquente des mots anciens d’un dialecte allemand renforce, d'une manière ou d'une autre, cette atmosphère triste et intemporelle de l’histoire. L’écrivain a réussi à créer une ambiance lugubre qui donne au lecteur un sentiment sinistre, un « unheimliches gefühl », pour ainsi dire. C’est un livre impressionnant, oppressant et captivant qui a gagné le prix Goncourt des lycéens en 2007. (Ma critique).


« Nymphéas noirs » de Michel Bussi

Une histoire de meurtres à Giverny, le village de Claude Monet. C’est un livre qui est très bien composé avec une intrigue vraiment maligne et avec une fin surprenante. Le livre se lit facilement car le texte est léger et amusant malgré les tragédies qu’il contient. C’est une histoire dont les personnages deviennent chers au lecteur. C’est une histoire qui donne aussi l’envie de retrouver l'œuvre de Monet et ses collègues. (Ma critique).



« La fin de l’homme rouge » de Svetlana Alexievitch

Magnifique ! C’est le premier mot prononcé après avoir terminé cette œuvre. J’ai lu beaucoup de livres sur l’histoire de l’est et sur la Guerre Froide dans lesquels on trouve surtout des abstractions et des analyses « objectives ». Svetlana Alexievitch a écrit un livre d’histoire d’un tout autre genre ; elle a invité un grand nombre de gens à raconter leur enfance dans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Elle leur a demandé aussi de partager leurs expériences en ce qui concerne les développements et changements sous Gorbatchev. L’ensemble de toutes ces histoires personnelles constitue un récit impressionnant et touchant. Le livre présente une tout autre perspective sur l’histoire de l’URSS et sur l’histoire russe récente. C’est une œuvre intéressante et captivante. L’auteur a gagné le Prix Nobel en 2015. (Ma critique).

On peut choisir seulement cinq livres pour un top 5. Seulement cinq livres sur environ 150 livres lus en 2015… Alors, encore cinq autres livres qui m’ont aussi impressionné en 2015 :

« Le quatrième mur » de Sorj Chalandon
« La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker
« Jézabel » d’Irène Némirovsky
« Magnus » de Sylvie Germain
« Alex » de Pierre Lemaitre

dimanche 20 décembre 2015

« Sans Famille » d’Hector Malot

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Il y a au moins quarante années que j’ai lu ce livre en néerlandais. En effet, je l’ai terminé peut-être deux ou trois fois pendant ma jeunesse. Avant de relire l’œuvre en français, la dernière semaine, donc quelques générations plus tard, je me souvenais encore de quelques scènes de cette histoire archiconnue. Même après quarante années ! Je dois avouer que c’étaient surtout les grands drames dont je me suis souvenu, les morts, les accidents et la grande solitude de Rémi. Pour quelconque raison inconnue, j’avais oublié toutes les scènes joyeuses qu’on peut trouver aussi dans ce livre. Hmmm…

J’ai trouvé le livre dans la bibliothèque et je l’ai emporté sans penser. Évidemment, j’ai eu quelques hésitations avant de vraiment commencer à cette œuvre, car je ne voulais pas détruire mes bons souvenirs de cette histoire. Heureusement, la lecture était agréable. C’est toujours amusant de relire un bon livre et de retrouver des scènes belles ou touchantes.

« Boussole » de Mathias Enard

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Un livre vraiment impressionnant. Cependant, la lecture ne m’a pas donné beaucoup de plaisir.  Le livre constitue une immersion dans un monde de la musique et de l’histoire. Il y a une abondance de petites histoires intéressantes, de récits captivants et d’anecdotes amusantes. Ce nombre de faits, présenté l’un après l’autre, sans pause, sans cesse, devient rapidement fatigant. L’auteur saute de sujet à sujet. C’est un livre qui présente surtout un train de pensées et une collection de souvenirs et de réflexions. Ces souvenirs, ces pensées et ces récits sont souvent intéressants, mais, bref, l’ensemble, cette pile d’histoires, c’est trop. 

Je trouve le livre bien écrit mais le texte est de temps en temps difficile à lire. Les phrases sont très, très longues et elles forment souvent seulement un entassement de propositions subordonnées. Pour moi, c’est un livre fatigant. Il contient trop d’informations et peu de structures. Peut-être c’est une chose personnelle, mais j’aime les livres qui contiennent des alinéas reconnaissables et des chapitres clairs.

vendredi 18 décembre 2015

« No et moi » de Delphine Vigan

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J’ai découvert Delphine de Vigan cette année, il y a seulement quelques mois. Entre-temps, j’ai lu cinq de ses livres et je suis devenu un grand fan. J’aime surtout son style d’écriture car il est accessible et fluide. De plus, je trouve que les caractères dans ses livres sont toujours vivants et les émotions sont vraies. C’est facile de s’identifier avec les protagonistes dans ses livres.

Toutes ces caractéristiques de son écriture je trouve à nouveau dans son livre « No et moi ». C’est une histoire de l’amitié d’une jeune fille intelligente de treize ans, Nou, et une pauvre SDF adolescente de dix-huit ans, No. C’est une histoire touchante avec des émotions profondes et réalistes sans y aller trop fort. En effet, c’est une amitié crédible, malgré la différence d’âge.

mercredi 16 décembre 2015

Rien de Grave de Justine Lévy

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Une autobiographie ou une autofiction dans laquelle l’auteur raconte sa vie pendant et après son mariage avec « Adrian ». L’auteur décrit ses émotions et ses expériences. Elle a dû survivre un mariage en majeure partie malheureux avec un époux jaloux. Un époux qui déclare son amour pour sa femme mais en refusant d’avoir des enfants avec elle. Un époux qui, finalement, la quitte pour une autre femme. Cette autre femme est Mme Carla Bruni, ou selon l’auteur, la « Terminator ». C’est seulement à ce moment dans le livre que j’ai découvert que c’est en fait une histoire d’une famille française bien connue en France. D’ailleurs, selon l’auteur, la jalousie d’Adrian était surtout à cause de son père à elle et un écrivain français connu !

C’est aussi un mariage pendant lequel l’auteur essaie de cacher son accoutumance aux amphétamines et aux autres médicaments. C’est seulement quelques années après le divorce et après avoir trouvé un nouvel amour que l’auteur peut mettre de l'ordre dans sa vie.

« L'Enquête » de Philippe Claudel

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C’est un livre intéressant sans le pouvoir de vraiment toucher le lecteur. Les événements sont un peu trop absurdes et irréels pour donner une histoire vraiment captivante.  Le protagoniste, « l’Enquêteur », est un individu qui semble un peu désincarné. Il doit examiner une série de suicides dans une grande entreprise ou « l’Entreprise ». Nous suivrons les événements pendant son séjour dans un hôtel étrange et pendant sa visite à cette Entreprise. C’est l’enquêteur qui raconte l’histoire. Il endure des incidents étranges et désagréables.

L’histoire est vraiment intemporelle mais elle se déroule dans l’actualité, car on parle de télévisions et de portables. Nous nous trouvons dans une société régularisée rigidement dans une quelconque ville qui est dominée par cette grande Entreprise qui est vraiment omniprésente.  Tous les personnages dans le livre sont des fonctionnaires froids et impersonnels. Ils représentent surtout des symboles plutôt que des gens réels avec des émotions et des sentiments humains. Les personnages dans le livre ne portent pas des noms propres, mais ils s’appellent après leurs fonctions : L’Enquêteur, Le Policier, Le Guide, Le Veilleur, et, mon étiquette préférée, Le Responsable.

dimanche 13 décembre 2015

« La Déesse des petites victoires » de Yannick Grannec

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Une biographie fictive sur Adèle Gödel, la femme de Kurt Gödel. Anna, une jeune documentaliste universitaire, rend visite à Adèle Gödel dans un hôtel de retraite médicalisé. Adèle, une vieille femme, est en effet la veuve de Kurt Gödel, le grand mathématicien. Anna a une mission difficile : elle doit récupérer les archives de Gödel. C’est une mission délicate. Adèle ne veut pas céder les archives et, de plus, elle a menacé de les détruire avant son mort. La destruction de ces archives constituerait un désastre scientifique. Nous sommes en 1980.


Kurt Gödel est un fameux mathématicien et philosophe qu'on appelle « le plus grand logicien après Aristote ». Kurt Gödel était un bon ami d’Albert Einstein et d’autres fameux scientifiques qui travaillent à Princeton pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

mardi 8 décembre 2015

« Maman a tort » de Michel Bussi

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Un livre qui a été beaucoup critiqué pendant les derniers mois sur Babelio. Je crois qu’au moins une fois par semaine quelqu’un a publié une nouvelle critique. Alors, toutes ces critiques constituent une invitation convaincante de lire cette œuvre moi-même.

J’avais déjà lu deux autres livres du même auteur : « Un avion sans elle » et « Nymphéas noirs ». Le premier était un bon livre et le deuxième était vraiment sublime. C’était avec beaucoup d’anticipation que j’ai commencé à « Maman a tort ».

C’est un roman policier original. L’intrigue est un peu compliquée mais bien composé. L’histoire se déroule en Normandie. Il y a des personnages différents ; un enfant, une maman, une « maman da » et une policière qui rêve d’être une maman. Tous les personnages, les policiers et les criminels, ils sont convaincants. La plupart des caractères sont sympathiques et les sentiments personnels sont bien décrits et crédibles. Bref, c’est un bon roman policier que j’ai lu avec plaisir. Un bon livre, mais je dois avouer que je le trouve beaucoup moins captivant et moins malin que « Nymphéas noirs ».

samedi 28 novembre 2015

« La Supplication » de Svetlana Alexievitch

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Le désastre de Tchernobyl est bien connu. On connaît la cause de l’accident, une épreuve échouée, et ses conséquences. On peut trouver les statistiques sur les suites humaines : sur le nombre de morts et de malades et sur le nombre de gens déplacés et déracinés. On a accès aux chiffres sur l’environnement détruit.

À l’époque, j’ai lu beaucoup sur cet accident de Tchernobyl ; les suites, les coûts humains et les coûts écologiques. Bien qu’ils ne soient pas toujours très clairs ou même crédibles.
Svetlana Alexievitch a ajouté une contribution précieuse à tous ces chiffres et connaissances techniques : les histoires des gens qui ont survécu Tchernobyl. Durant trois années, elle a voyagé et questionnée des travailleurs de la centrale, des anciens fonctionnaires du parti, des médecins, des ouvriers et des soldats qui ont dû réparer l’installation nucléaire et nettoyer les environnements. Elle a aussi parlé avec des émigrants et avec des personnes qui se sont installées dans la zone interdite. Elle présente tous ces témoignages en forme de monologues. C’est une nouvelle perspective historique sur l’accident de Tchernobyl, une perspective humaine et touchante.

mercredi 25 novembre 2015

Thérèse Raquin d’Émile Zola

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Ma première œuvre d’Émile Zola. J’espère que ses autres romans soient un peu plus positifs, car ce livre offre une histoire vraiment noire. Thérèse Raquin est une jeune femme qui a été éduquée par sa tante, Mme Raquin. Elle prend pour époux Camille, son neveu d’une santé précaire. Quelques années après la noce, elle trouve un amant, Laurent, un ami de son époux. Une femme et deux hommes, alors un excédent d’un homme, en effet, un excédent d’un époux.

C’est un roman psychologique du XIXe siècle, pleine d’émotions et frustrations. C’est un roman plein de caractères médiocres et égoïstes et méchantes. C’est un roman déprimant et sans espoir. C’est un texte dans lequel on trouve très fréquemment des mots comme épouvanté, épouvante et atroce…

Cependant, c’est aussi un roman que j’ai lu avec plaisir. Après les premiers chapitres, on sait déjà que l’histoire va se dérouler d’une façon effrayante et que les choses dégénéreront. Pourtant, l’auteur a trouvé un déroulement qui a dépassé toutes mes attentes sombres. Malgré toute la misère pour les protagonistes, c’est un bon livre qui vaut la peine. L’écriture est attrayante avec beaucoup de métaphores fortes. 

dimanche 22 novembre 2015

« Les heures souterraines » de Delphine de Vigan

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Un livre imposant et oppressant sur deux personnes déprimes, Mathilde et Thibault. Mathilde, mère de trois enfants, est une chercheuse d’environ trente-cinq ans qui travaille dans un bureau. Thibault est un médecin de quarante-quatre ans. Il est célibataire et, comme Mathilde, il vit et travaille à Paris. Ils ne se connaissant pas.

Mathilde a perdu son époux il y a dix ans à cause d’un accident de la route. Elle éduque ses enfants à elle seule. Pour quelconque raison, son patron a commencé à lui harceler il y a neuf mois. Elle se trouve maintenant dans une situation impossible. Elle a perdu ses projets, elle ne reçoit plus des communications du travail et ses collègues se distancient d’elle. Elle s’est isolée systématiquement de toutes les affaires dans son bureau. Elle ne comprend pas pourquoi la situation dégénère de plus en plus chaque jour et elle ne peut pas trouver une issue.

« Un brillant avenir » de Catherine Cusset

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Une histoire de famille présentée comme deux histoires séparées. Le personnage principal, Elena, est une femme roumaine. Dans la première histoire, nous suivrons Elena quand elle est encore une jeune adulte qui vit chez sa famille en Roumanie. Dans la deuxième histoire, nous la suivrons quand elle est plus âgée et mère d’un fils. Le thème de chaque histoire est l’affrontement entre les souhaits des parents et les intentions opposées de leurs enfants. Les chapitres de chaque histoire s'alternent.

Au commencement, nous sommes au début des années 1960, Elena a environ quinze ans. Quelques années plus tard, elle rencontre Jacob, un jeune homme juif. Ils tombent amoureux et ils veulent se marier. Les parents d’Elena n’acceptent pas du tout ce mariage et ils l’interdisent. La plus importante raison pour cette opposition est leur crainte que Jacob et Elena décideront plus tard à s’expatrier en Israël. Selon les parents, un homme juif « voudrait éduquer ses enfants chez sa propre famille en Israël ». Les parents ne veulent pas qu' Elena quitte son pays, ils ne veulent pas perdre leur fille. À cause du rideau de fer, les Européens de l’Est ne pouvant pas voyager à l'étranger, seulement aux pays du bloc de l’Est. Si Elena part pour Israël, ses parents ne la verront jamais. En plus, ils ne croient pas qu’une femme chrétienne puisse avoir un bon avenir dans un pays juif. Ça serait un perte du talent.

vendredi 20 novembre 2015

« Magnus » de Sylvie Germain

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Un texte puissant. C’est puissant à cause du thème de l’histoire et grâce au style littéraire. C’est un thème lourd, l’histoire d’un petit enfant allemand qui est né juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale. En grandissant, il découvre des faits terribles sur son enfance et sur ses parents. Il consacre le reste de sa vie à trouver sa vraie identité et à chercher la réponse sur la question qui est-il ? Le style du livre est poétique. Il y a des longues phrases fluides avec beaucoup de métaphores.

Magnus, c’est l’ours en peluche. C’est la seule chose de son enfance qui reste encore à l’enfant. Magnus, c’est le nouveau nom choisi par l’enfant pour lui-même après avoir grandi et après avoir découvert les secrets de son origine.

jeudi 19 novembre 2015

« Le Collier rouge » de Jean-Christophe Rufin

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Un petit livre, on pourrait dire une nouvelle, de Jean-Christophe Rufin. C’est une œuvre populaire sur Babelio.com : chaque semaine on publie une ou deux critiques sur ce livre. C’est une histoire simple qui se déroule en 1919, alors un an après la fin de la Première Guerre mondiale. Un prisonnier, un poilu distingué, attend sa condamnation par un juge militaire. Un chien brave attend son maître dehors.
L’histoire se déroule lentement avec des petites tournures. C’est une belle histoire pleine de symboles. On trouve du courage, de l'amour, de la trahison, de la compréhension, et de l’humanité. Le lecteur doit attendre jusqu'à la dernière page pour savoir le crime pour lequel le prisonnier sera condamné.

mercredi 18 novembre 2015

« La fin de l'homme rouge » de Svetlana Alexievitch

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Magnifique !

L’auteur a invité un grand nombre de gens à raconter leur enfance dans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et à partager leurs pensées et expériences en ce qui concerne les développements et changements sous Gorbatchev. Toutes ces histoires et ces pensées se sont couchées sur le papier dans ce livre. De plus, l’auteur présente des commentaires de gens inconnus enregistrés dans les rues. L’ensemble, les histoires personnelles et les commentaires, constitue un récit impressionnant et touchant.

On trouve beaucoup des sujets  dans ce livre ; la fierté des vrais communistes, la répression, l’angoisse, la pénurie, la vie en Sibérie, la Seconde Guerre mondiale, les développements sous Gorbatchev… Mais on trouve surtout des souvenirs personnels, les espoirs et les tragédies humaines. Évidemment, grâce à Soljenitsyne et d'autres auteurs, on connaît déjà la vie et le désespoir des prisonniers dans les camps et dans les prisons en URSS. Svetlana Alexievitch, elle, elle présente les histoires des citoyens normaux dehors les camps et les prisons.

dimanche 15 novembre 2015

« Le complexe de Di » de Dai Sijie

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Une histoire chinoise. Après ses études en France, où il a étudié la psychanalyse, Mou revient en Chine où il va exécuter son métier de psychanalyste. Il serait le premier psychanalyste chinois. Pour un tarif bas, il explique les gens leurs rêves. Nous sommes au début du XXIe siècle dans la campagne pauvre de la Chine, alors nous nous trouvons loin du côté est, la partie de la Chine riche et développé.
Après être revenu en Chine, Muo découvre que son ancienne amie Volcan de la Vieille Lune est emprisonnée pour avoir vendu des photos à des étrangers. Ce sont photos qui montrent la brutalité de la police chinoise. Pour effectuer sa libération, Muo doit suborner le juge Di. Si'l lui amène une vierge, le juge libérerait à son tour son amie emprisonnée. Alors, Mou doit trouver une vierge qui sera prête à partager le lit du juge.  

vendredi 13 novembre 2015

« Le rire de l'ogre » de Pierre Péju

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C’est l’histoire de la vie de Paul, un sculpteur français. Au début du livre nous sommes en 1963, donc presque vingt ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un jeune garçon français, Paul, passe quelque temps dans un village en Allemagne. Bien que le village ait échappé à la destruction de la guerre, on y trouve quand même les conséquences de la guerre parmi les habitants. Paul est un garçon morose et sensible qui a perdu son père quand il avait 12 ans. Son père, un héros de la résistance française, a été assassiné. On n’a jamais pu résoudre ce meurtre. Pendant son séjour en Allemagne, Paul rencontre une jeune fille allemande, Clara. Elle fait une grande impression sur lui. Clara est une fille énigmatique qui pour une quelconque raison intrigue Paul. Après être revenu chez lui en Paris, Paul rencontrera Clara de temps en temps pendant le reste de sa vie.

lundi 9 novembre 2015

« Complètement cramé » de Gilles Legardinier

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C’est une chose pitoyable, je sais, mais je trouve la couverture de ce livre simplement irrésistible. Alors, j’ai emprunté le livre et cette fois j’ai eu de la chance, car c'est un livre sympathique.  
C’est une histoire simple. Andrew Blake, un homme d’affaires anglais, se décide à changer sa vie. Nous sommes au début du XXIe siècle. Andrew est veuf d’environ soixante ans et directeur d’une usine industrielle. Son travail ne lui satisfait plus. Il quitte l’Angleterre et commence à une nouvelle carrière en France : il devient majordome d’un vieux domaine. 

La propriétaire du domaine emploie trois autres employées : une cuisinière, un jardinier et une jeune femme de chambre. C’est une petite société, une peu fermée. On suit les événements quotidiens. Il y a des problèmes financiers et émotifs de la propriétaire, il y a des malentendus parmi les employées, et évidemment, il y a le chat Méphisto de la couverture.

dimanche 8 novembre 2015

« Le Petit Prince cannibale » de Françoise Lefèvre

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Un petit livre vraiment impressionnant : l’histoire d’une mère qui a décidé d’élever son plus jeune fils à la maison. Une chose normale, vous pensez, mais son fils est un enfant autistique. C’est un enfant silencieux et isolé avec un comportement étrange et toutefois destructif. On ne peut pas du tout discuter avec lui. Il est régulièrement sujet à des crises de colère.
La mère, elle aime son fils. Elle est sûre qu’elle peut aider son fils à se tirer d'affaire. Elle croit qu’il pourrait changer, qu’il pourrait devenir plus « normal » par lui aimer et surtout par lui éduquer lui-même chez elle. Alors, elle décide de lui garder à la maison au lieu de lui envoyer à une école spéciale ou à une institution.

samedi 7 novembre 2015

« D'après une histoire vraie » de Delphine de Vigan

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Une très bonne lecture !

Au début de l’histoire, nous nous trouvons chez l’auteur du livre « Rien ne s’oppose de la nuit », quelques années après sa publication. L’auteur raconte comment elle a survécu la publicité surabondante à cause de ce succès. Malheureusement, l’auteur se trouve maintenant sans inspiration pour écrire un nouveau livre. Elle est malheureuse et elle a développé une petite dépression nerveuse. En effet, elle ne peut plus utiliser un ordinateur ou même une plume sans tomber malade.
Heureusement, un soir, elle rencontre L., une belle femme qui deviendra rapidement une amie chère. Ils se trouvent d'accord sur toutes les choses sauf une : le sujet du nouveau livre. L’auteur, elle, voudrait écrire quelque chose de fiction. Son dernier livre, une œuvre non-fiction sur sa famille, a été un travail dur. Cependant, la nouvelle amie L. pense que la non-fiction est du rien et que les lecteurs attendent « du Vrai et de l'authentique ».  Elles ont de vastes discussions sur ce sujet.

« Un secret » de Philippe Grimbert

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Un garçon seul, qui s’imagine d’avoir un frère aîné fort et bien portant. Un garçon maigre et précaire qui ne ressemble pas beaucoup à ses parents qui sont, en revanche, sportifs et sains. Un garçon qui a surtout peur de décevoir son père. Un garçon qui découvert par sa vieille amie Louise que ses parents lui ont caché un secret terrible. Un garçon qui se tait après cette découverte par amour pour ses parents.

Un petit livre impressionnant qui présente une histoire familiale française de la Seconde Guerre mondiale. C’est une histoire simple, dans laquelle on trouve des sentiments mêlés comme l’amour, la trahison, et la culpabilité. Même si on a lu déjà beaucoup de livres sur le thème de la persécution juive et sur le sentiment de la culpabilité injustifiée des survivants, ce livre vaut la peine. En effet, on ne peut jamais lire trop d’œuvres sur ce thème, je crois que chaque histoire de cette époque est digne d’attention. 


C’est un bon livre qui se lit facilement et qui a gagné le Prix Goncourt des lycéens en 2004.

Traité d'athéologie de Michel Onfray

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Malgré mon intérêt général pour la philosophie, je n’ai pas encore lu beaucoup de livres philosophiques français. Il y a quelques œuvres de Jean Paul Sartre sur ma liste, mais je les ai lus surtout car il est un auteur français célèbre et presque inéluctable (et je suis devenu un petit fan). En revanche, je ne connaissais pas du tout le nom de Michel Onfray, le philosophe français. J’ai découvert son œuvre après avoir lu une vidéo sur internet dans lequel il discute sur le thème « à quoi sert dieu » (dans un épisode du programme « Les grandes questions »). Un peu plus tard, j’ai eu de la chance : j’ai trouvé son livre « Traité d'athéologie ».

mardi 3 novembre 2015

« Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants » de Mathias Enard

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De retour à l’époque de la Renaissance : nous sommes en 1506 à Constantinople avec Michel-Ange, le grand artiste italien.  Il a été invité par le sultan puissant de concevoir un pont sur la Corne d'Or. C’est amusant de lire comment le sultan a rejeté les plans antérieurs de Léonard de Vinci, cet autre génie italien de cette époque.  
Quand il reçoit l’invitation du sultan, Michel-Ange, lui, il travaille au Vatican pour le pape. Malheureusement, il a un conflit sur le plan des affaires avec son client : on ne lui a pas payé pour son travail. Michel-Ange reste impuissant devant cette situation. Il est frustré et fâché à cause de ce traitement qu’il considère comme irrespectueux. C’est pour cette raison qu’il prend la décision de changer de client et d’accepter l’invitation du sultan : il va à Constantinople.

lundi 2 novembre 2015

« La mort aux chats » de Gérard de Villiers

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On dit qu’on ne devrait pas juger un livre à sa couverture. En revanche, on pourrait bien l’utiliser pour choisir ou pas un livre à la bibliothèque. J’ai découvert des auteurs très intéressants après avoir choisi un de leurs livres seulement pour sa couverture. Par exemple, les couvertures insolites de « Billie » et « Complètement cramé ! » m’ont guidé à des auteurs nouveaux  comme  Anna Gavalda et Gilles Legardinier. Il y a la couverture du livre « Rien ne s’oppose de la nuit », avec une  photo d’une femme attirante et intrigante par laquelle j’ai découvert l’œuvre impressionnant de Delphine de Vigan.

vendredi 30 octobre 2015

« La Délicatesse » de David Foenkinos

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Un livre sympathique ! Les histoires d’amour ne m'intéressent pas énormément (sauf « Anna Karénine », bien évidemment !), mais « La délicatesse » m’a beaucoup plu.  
C’est un livre sur un thème très commun, « comment continuer sa vie après le mort d’un bien-aimé ». C’est l’histoire d’une très belle femme qui a perdu son époux dans un accident de la route. C’est seulement après trois années de deuil qu’elle ressent à nouveau un peu d’intérêt pour les hommes. Trois longues années sans romances ni aucun contact non-professionnel avec des hommes. Après tout ce temps, elle n’a toujours pas accepté la perte de son mari, en plus elle a complètement perdu sa confiance en soi.

mardi 27 octobre 2015

« Farrago » de Yann Apperry

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Une histoire d’un jeune homme simple, un orphelin, un SDF qui mène une vie vagabonde dans les environs de Farrago, un petit village aux Etats-Unis. Elle se déroule au début des années soixante-dix.
Le jeune homme n’a pas reçu une éducation traditionnelle, il a échoué à l’école. Il est un peu naïf et simple. Ses pensées et  ses réflexions personnelles portent témoignage de sa mangue d’éducation formelle. Bien qu’on y puisse trouver quelque chose d’originalité, je trouve ces réflexions toujours un peu ennuyeuses. En effet, le protagoniste n’est pas vraiment sympathique. Je crois que c’est pour ça que la lecture ne m’a pas plu tellement. De plus, je n’ai pas vraiment compris la direction ou le but de cette histoire, j’ai raté son message.

« Ce qui ne me tue pas » de David Lagercrantz

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Le quatrième livre de la série Millénium. J’ai hésité un peu avant de l’emporter, car j’ai vraiment aimé les trois premiers livres de cette série. Je n’ai pas voulu « perdre » ce sentiment de satisfaction.
Le quatrième œuvre alors. L’histoire, elle n’est pas mauvaise. L’auteur a fait un bon boulot. On trouve les mêmes thèmes comme dans les premiers livres : les hackers, le journalisme, le combat de l'individu contre les pouvoirs économiques / politiques / criminels. C’est un livre avec tous les éléments d’un thriller ; des héros sympathiques, des adversaires menaçantes, du danger, des meurtres, quelques énigmes, et cetera.

lundi 26 octobre 2015

« Les ombres errantes » de Pascal Quignard

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Les œuvres de l’auteur Pascal Quignard me posent toujours un challenge. Je trouve son style d’écriture un peu difficile à lire. J’ai besoin de beaucoup de concentration pour vraiment comprendre ses textes. J’ai lu « Tous les matins du monde » et « Terrasse à Rome ». Ces livres étaient difficiles à lire, mais j’ai eu de satisfaction aussi, car ce sont quand même des œuvres littéraires !
L’œuvre « Les ombres errantes » était alors mon troisième livre de Pascal Quignard. Contrairement aux premiers deux, ce troisième œuvre est une grande déception. Je trouve que le sens et la beauté, ils manquent. C’est un livre qui présente seulement des remarques et des pensées qui n’ont pas de rapport. Ce sont des textes ennuyeux et énigmatiques sans quelconque intérêt (au moins, pour moi). Clairement, je n’ai pas compris la signification de ce livre. Vraiment, je n’ai pas apprécié le style et je n’ai pas du tout aimé la lecture. Je l’ai terminé, ce livre étrange, mais seulement après avoir recommencé maintes fois.

samedi 24 octobre 2015

« La joueuse de Go » de Shan Sa

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Une histoire de la Chine des années trente du dernier siècle. Les Japonais occupent brutalement la Mandchourie, un territoire chinois. C’est une histoire de deux protagonistes, une jeune fille chinoise et un jeune soldat japonais. Chaque jour, la jeune fille chinoise joue au go sur la Place des Mille Vents de sa ville. Elle est très douée et elle triomphe toujours de son adversaire. Le jeune soldat, lui, il est un officier japonais qui parle aussi bien le chinois. On lui donne la mission de se mêler parmi les joueurs sur la Place des Mille Vents pour identifier des insurgés chinois potentiels.

mercredi 21 octobre 2015

« Rosy et John » de Pierre Lemaitre

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J’ai dû rechercher un peu avant que je puisse écrire cette petite critique sur l’œuvre de Pierre Lemaitre sans erreurs. Il a publié la trilogie Verhœven qui contient trois livres : Un Travail Soigné, Alex et Sacrifices. Il a aussi publié un quatrième œuvre sur commissaire Verhœven : donc un « Volume 4 » de cette trilogie : Rosy & John. L’auteur explique qu’il a été invité à publier un quatrième livre dans cette « trilogie » (« comme Alexandre Dumais a publié une histoire sur Les Trois mousquetaires qui étaient en effet quatre … »).

« Cousine K » de Yasmina Khadra

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Un petit livre que j'ai emporté par hasard pour passer un soir. Malgré les belles descriptions du paysage algérien et de la vie monotone dans un village campagnard, le livre ne m’a pas plu beaucoup. C’est une histoire noire ; un pauvre enfant solitaire raconte sa vie décevante. C’est un enfant solitaire et frustré qui a perdu son père. Sa mère ne s’intéresse pas à lui, elle l’ignore. Elle s’occupe seulement de son frère aîné, son frère prometteur qui a quitté la maison  Alors, il reste tout seul avec sa mère indifférente. Pour empirer les affaires pour le pauvre garçon, une cousine intrigante, cousine K, arrive pour rester à la maison. C’est cette cousine qui gâte sa vie davantage. De plus, c’est plutôt elle qui obtient de l’attention de sa mère. Un garçon tellement frustré, tellement solitaire et jaloux sans aucun espoir : évidemment, c’est une situation insoutenable qui aura des conséquences.

lundi 19 octobre 2015

« Travail Soigné » de Pierre Lemaitre

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Travail Soigné est le premier œuvre d’une série de quatre policiers avec commissaire Verhœven. Avant de commencer à ce livre-ci, j’avais déjà terminé deux autres : « Alex » et « Sacrifices ». Ils sont respectivement le deuxième et le troisième livre de cette série. Après avoir lu « Alex », il y a quelques mois, un livre que je trouve vraiment captivant et qui présente une fin surprenante, je me suis promis de lire tous les autres livres de cette série.
Or, après avoir terminé ce premier livre de la série, Travail Soigné, j’ai des sentiments mitigés. Généralement, j’aime le style de l’écriture. Je trouve les interactions parmi les policiers amusants car leurs conversations contiennent souvent beaucoup de l’humour. La composition du livre est simple, on a trouvé des morts, on cherche le coupable, donc on trouve toutes les choses qu’on attend dans un polar.

vendredi 16 octobre 2015

« Encore une danse » de Katherine Pancol

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Un livre que j’ai trouvé par hasard en cherchant un autre œuvre du même auteur, mais qui m’a plu quand même. Il traite un thème commun : la vie, l’insécurité face à l’autre sexe, l'amitié et surtout la trahison entre des vieilles amies. L’histoire se déroule à Paris au début de XXIe siècle. Quatre femmes d’environ trente-cinq ans se rencontrent régulièrement pour leurs « soirées des filles ». Elles se connaissent depuis l’enfance. Elles ont des personnalités totalement différentes et elles vivent dans leurs propres mondes. Il y a la femme riche, la femme célibataire et indépendante, la mère anxieuse et la mère qui s'ennuie. Ce sont les souvenirs de leur enfance partagée qui les lient. Dans le groupe des amies il y a des petites jalousies réciproques, des sentiments de frustration et il y a surtout un grand secret. C’est la révélation de ce secret qui oblige les quatre amies de reconsidérer leur amitié et leurs avenirs personnels.

lundi 12 octobre 2015

« Pars vite et reviens tard » de Fred Vargas

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Un polar excellent ! Nous sommes à Paris au siècle dernier. Là, un « crieur » annonce des messages étranges, on trouve des symboles mystérieux peints sur des portes d’entrée et des victimes étranglées aux corps noircis s’amassent. Tous les éléments d’une intrigue originale et captivante. 
J’aime ce livre car tous les personnages sont vraiment originaux et vivants. Les policiers ont leurs particularités, ils ont leurs bons et leurs mauvais côtés. Toutes les relations et interactions sont décrites de façon convaincante. Le polar m’a plu surtout à cause des éléments historiques. Bref, c’est une histoire captivante et facile à lire. Un livre qu’on veut terminer plutôt aujourd’hui que demain. Il a gagné le Prix des libraires en 2002. 

« Mes mauvaises pensées » de Nina Bouraoui

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Un livre étranger qui ne contient pas de chapitres ni alinéas. Les 268 pages de texte n’offrent aucune interruption ou quelconque pause. C’est une écriture sans interruption et sans structure. C’est un livre qui ne présente pas une vraie histoire ou un récit traditionnel. L’œuvre est plutôt une narration continue d’une femme qui raconte ses réflexions et pensées à son thérapeute. Le livre donc consiste en un flot fluide de pensées, de réflexions, de souvenirs et d’associations. C’est une façon originale de transmettre des sentiments confus d’une personne troublée. On pourrait s’imaginer facilement que les pensées d’une personne troublée se déroulent comme ça. En effet, l’œuvre est impressionnant. Composer un récit tellement original et utiliser un style tellement fluide, ça exige du talent.

« L'insoutenable légèreté de l'être » de Milan Kundera

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Il y a environ trente ans que j’ai regardé le film « L'insoutenable légèreté de l'être » au cinéma. J’étais étudiant, la vie était belle, les perspectives d'avenir étaient attirantes, et patati et patata. Le film était impressionnant ; on pouvait facilement s’identifier avec les beaux protagonistes tchécoslovaques et haïr les armées soviétiques qui envahissaient Prague.
Aujourd’hui, après 30 ans, je me souviens encore de quelques scènes de ce film : les divers visages, la femme blonde avec le chapeau, les gens et les soldats qui se battent dans les rues de Prague... C’était vraiment un film excellent. Le titre est vraiment beau, même en néerlandais ça sonne bien : « De ondraaglijke  lichtheid van het bestaan ». Pour quelconque raison je n’ai jamais lu le livre, ni en néerlandais, ni en anglais. Le mois dernier, j’ai trouvé la version française de ce livre par hasard et alors, finalement, je pouvais l’ajouter à ma collection française. Évidemment, c’est toujours une confrontation risquée : lire un livre après avoir regardé le film et vice versa, on pourrait facilement être déçu. On dit souvent que « le livre est mieux que le film ».