samedi 24 septembre 2016

La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa

*****
Une petite histoire japonaise sans grands événements ou développements majeurs. La petite pièce hexagonale est une petite chambre mobile dans laquelle on peut s’isoler et se raconter ses soucis et ses problèmes sans assistance d’un thérapeute ou quelqu’un d’autre. En effet, on entre dans cette pièce hexagonale, on raconte des histoires et personne ne les écoute pas. Le personnage principal est une femme occupée qui souffre d’un mal de dos. Elle a trouvé l’endroit où se trouve cette pièce hexagonale par accident. Les deux exploitants de la pièce, une mère et son fils, l’invitent à y entrer pour essayer. Elle trouve l’expérience d’isolement thérapeutique et vraiment libératrice. Elle se raconte des petites histoires personnelles, des secrètes, des événements simples d’autrefois qui pour une raison quelconque la dérangent encore.

Après cette première occasion, elle revient plusieurs fois pour subir cette thérapie simple et alternative. Elle s’efforce aussi de mieux connaître les deux exploitants, qui d’ailleurs sont des gens très sympathiques. Elle voudrait mieux comprendre qui sont-ils, d’où viennent-ils, pourquoi font-ils ce boulot, comment font-ils fonctionner la pièce ? Elle apprend que ils transportent leur pièce mobile de ville à ville. Ils restent quelques semaines et après ils continuent leur voyage. Elle n’apprend pas beaucoup plus sur la mère et son fils, qui, évidemment, à la fin de l’histoire, sont partis. Le personnage principal doit se débrouiller comme d’autrefois.

Le livre offre une lecture simple et agréable qui, de temps en temps, me rappelle un peu l’œuvre de Haruki Murakami. 

mardi 20 septembre 2016

Céleste de Martine le Coz

*****
Le livre présente une histoire d’amour et une histoire de racisme à Paris du XIXe siècle pendant une épidémie de choléra. Normalement, j’aime les livres historiques, bien que le vocabulaire historique m’oblige à utiliser le dictionnaire plus souvent.
Malheureusement, ce livre ne m’a pas plu vraiment. Les dialogues restent plats et les caractères comme Céleste, la jeune fille amoureuse et Lodran, le médecin haïtien, ne suscitent pas beaucoup de sympathie ou d’empathie. Le style de l’écriture est trop riche pour moi. J’ai trouvé la lecture de la première partie du livre presque impossible, à cause d’un excédent de mots inconnus en combinaison avec un débordement de métaphores. Peut-être on a voulu présenter un ouvrage littéraire, mais on peut aussi y aller trop fort. Au début, j’ai encore essayé de rechercher chaque mot inconnu, mais il y avait trop et très rapidement j’ai décidé que l’histoire ne valait la peine. Alors, j’ai commencé à sauter des mots, des phrases et même des paragraphes entiers. Pourtant, j’ai trouvé l’histoire assez intéressante pour continuer la lecture et vu que la deuxième partie du livre était beaucoup plus facile à lire, j’ai pu la terminer avec beaucoup de soulagement. Le livre a gagné le prix Renaudot en 2001.

lundi 19 septembre 2016

Assam de Gérard de Cortanze

*****
C’est une histoire captivante sur le marquis italien Aventino Roero Di Cortanze au début du XIXe siècle. C’est l’époque de Napoléon Bonaparte, le conquérant français qui menace aussi toutes les petites monarchies italiennes. Le livre comprend trois parties ; les événements en Italie jusqu’au départ d’Aventino pour l’Inde (la guerre contre les Français), le voyage à et le séjour en Assam (la quête du thé), et les événements après sa rentrée en Italie (l’occupation française et la résistance armée).  

Je trouve les deux grands thèmes du livre vraiment intéressants ; il y a l’histoire politique italienne au début du XIXe siècle et l’histoire sur la quête du thé en Inde. Le contexte historique du livre semble véritable, bien que je ne connaisse pas vraiment l’histoire politique d’Italie.

J’aime le style de l’écriture, c’est un style beau et pourtant assez simple pour une lecture facile. Les descriptions étendues des paysages sont belles et hautes en couleur. Le caractère du protagoniste et son développement sont vraisemblables. Bref, un très bon livre qui a gagné le prix Renaudot en 2002. 

mardi 30 août 2016

Introduction au droit de Muriel Fabre-Magnan

*****
Pour me familiariser avec la terminologie juridique française, j’ai lu ce livre succinct. C’est une lecture agréable et relativement facile. Bien qu’il contienne des phrases longues et de temps en tempes même « curieuses », comme tous les textes juridiques, dans son intégralité je pense que le livre est accessible et facile à lire. Au moins pour quelqu’un qui a un savoir de la discipline. En outre, les systèmes juridiques français et néerlandais se ressemblent hautement. (C’est surtout grâce à un monsieur Bonaparte qui nous a « instruits » il y a 210 ans).

Je ne comprends pas exactement qui serait le lectorat visé par l’auteur. Le livre présente un aperçu du droit français, mais il est tellement succinct que je ne crois pas qu’il soit fait pour des étudiants de première année en droit. Si l’auteur a visé pour ainsi dire des dilettantes ou des intéressées en général au droit, je crois qu’on a dû présenter plus d’informations sur l’histoire du droit pour expliquer la situation actuelle. Je trouve aussi que l’importance de l’Union européenne pour le droit national a été un peu sous-exposée. Je n’ai pas trouvé des informations sur les lois françaises les plus importantes. Il est vrai qu’on présente un peu d’information sur la Constitution française, mais même cette information reste incomplète.

Alors, c'est un livre facile à lire qui présente un aperçu du droit sans un contexte historique et sans un groupe cible clair. Bien que j’aie appris des nouveaux mots juridiques comme « débouté », « dispositif », « imprescriptible », « intenter » et « saisine », je crois que j’aille chercher un livre un peu plus approfondi. Toutes vos suggestions sont les bienvenues !

Je vais mieux de David Foenkinos

*****
Un livre amusant avec un personnage principal sympathique qui souffre d’un vague mal de dos. Au début, la douleur est encore supportable, mais bientôt le mal à dos commence à devenir accablant. Les médecins font des examens mais ils ne trouvent rien. Alors la cause du mal doit être psychosomatique !

Immédiatement après ces examens médicaux, les ennuis se compliquent. D’abord, il y a des problèmes au bureau et ensuite aussi à la maison. Bref, il perd son emploi et sa femme le quitte, tandis que, physiquement, les choses s’aggravent de plus en plus. Malgré toute cette misère, l’histoire est amusante et légère. C’est une lecture agréable et je n’ai qu’une seule plainte ; la fin du livre.

Je trouve la fin de cette histoire totalement décevante. Évidemment, on peut s’attendre à une fin heureuse pour le mec, personne ne devrait pas être atteint d'une telle maladie vague et douloureuse. Forcément, le protagoniste va trouver des solutions d'une façon ou d'une autre pour se délivrer de ses ennuis.  Mais le moyen de lequel tous ses problèmes sont résolus, c’est peu crédible et ennuyeux. L’auteur a fait pour ainsi dire un deus ex machina pour résoudre toutes les difficultés. Tout à coup, le protagoniste trouve un nouveau travail, soudain, mystiquement, il a de l’argent pour investir, bien que quelques jours plus tôt il ait eu des grands soucis financiers (il avait perdu son emploi quand même) ! Pour faire les choses même plus ridicules, il rencontre une femme qui immédiatement devient sa nouvelle amante, une amante « fantastique » malgré leur écart d'âge ; il est son aîné de dix ans. C’est en effet le même écart d’âge qu’il reproche tellement à sa fille qui vit ensemble avec un homme qui a aussi dix ans de plus qu’elle !

Après seulement quelques pages, l’histoire d’abord attirante dégénère en un conte de fées pour des adultes qui est totalement invraisemblable et risible. C’est vraiment dommage !

Alors, « je vais mieux », c’est un bon livre amusant sauf ces derniers chapitres qui ont gâché un peu la lecture pour moi. 

dimanche 28 août 2016

Bang ! Bang ! de Christophe Donner

*****
Un livre drôle et amusant au début, mais après les premiers cent pages il perd son charme. C’était le titre du livre « Bang ! Bang ! » qui m’a persuadé de l’emprunter, car j’adore cette chanson ! 
Le livre, c’est une histoire légère avec un bon sens de l’humour au début qui est un peu cynique de temps en temps. Pourtant, après ce bon début, l’histoire s’éteint. Elle devient trop ennuyeuse pour faire rire les lecteurs ou même pour les garder. C’est une lecture facile pour ces moments où on n’a pas d’énergie pour quelque chose plus solide littérairement. 
Alors, c’est un livre qui ne fait pas une impression durable et « les Bangs ! » du titre, ils restent insuffisants... J’aurai l’oublié avant la fin de la semaine.

mercredi 30 mars 2016

Les Belles endormies de Yasunari Kawabata

*****
C’est l’histoire d’un vieil homme qui paye pour le privilège de dormir ensemble avec des jeunes femmes. Normalement, ce serait une affaire de prostitution peu remarquable, mais dans ce cas, l'histoire prend un tour inattendu. Les femmes avec lesquelles il dort sont droguées, alors elles dorment toute la nuit. Elles « dorment » déjà quand l’homme entre la chambre et elles « dorment » encore le lendemain quand il part. L’homme n’est pas censé faire autre chose avec elles que les regarder et s'endormir lui-même. C’est aussi pour ça que ce privilège est disponible seulement pour des vieillards… Pendant le temps que le vieil homme est couché à côté aux femmes inconscientes, il les regarde en se réfléchissant à sa vie.

Bien que l’histoire et les mémoires du vieil homme soient assez intéressantes, je n’ai pas aimé ce livre. C’est une pensée dégoûtante qu’un vieil homme pourrait payer pour rester ensemble avec une jeune femme droguée. Les descriptions des façons de toucher leurs visages et de sentir leurs odeurs, je les trouve désagréables. Encore une fois, peut-être le récit n'est pas sans goût, mais c'est seulement l’idée qu’on pourrait vendre ou remettre une jeune fille sans connaissance à un vieil homme pour une nuit, qui m’a gâché la lecture. Malgré cette aversion, j’ai terminé le livre quand même, bien que j'aie lu la deuxième moitié du livre un peu plus globalement et plus vite.


Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepúlveda

*****
C’est l’histoire d’Antonio José Bolivar Proano, un vieil homme qui habite un petit hameau isolé à côté d’une rivière en Amazonie. Bien qu’il ne soit pas né dans la forêt équatoriale, il a vécu là depuis son arrivée, il y a plus de quarante ans. En effet, il a demeuré pour quelques années chez les Shuar, une population indigène, où il a appris l’art de la vie naturelle : la chasse, la guérison et l’art de se déplacer sans être aperçu dans la forêt vierge.

Antonio José est un homme seul.  Il vit dans une petite cabane primitive. Son plus important passe-temps est la lecture, la lecture des romans d’amour. Il les lit très lentement à l'aide d'une loupe. En effet, ses possessions les plus précieuses sont sa loupe et son dentier... Chaque six mois, le dentiste itinérant lui emporte deux nouveaux livres. C’est une vie simple et naturelle.

Malgré sa grande isolation, les autorités sont représentées dans ce hameau quand même : il y a un maire, un homme gros, arrogant et désagréable. Après la mort de quelques colons blancs à cause d’une attaque par un tigre, quelque part dans les parages du hameau, le maire organise une expédition pour tuer le félin. Il force Antonio José Bolivar Proano à participer à cette expédition en raison de son expérience de chasse. Ce sera une expédition qui symbolise et expose les conflits fondamentaux entre la vie naturelle indigène et les forces du développement économique.

mardi 29 mars 2016

World War Z de Max Brooks

*****
Un documentaire journalistique vraiment malin ! L’auteur a rencontré un grand nombre de survivants de la dernière grande guerre mondiale pour enregistrer leurs histoires. Ce sont des histoires émouvantes. On trouve des comptes rendus des luttes individuelles contre l’ennemie et des récits de leurs échappements au mort. L’auteur a rassemblé des témoignages des civils, des dirigeants politiques, des chercheurs et des militaires dans le monde entier.

Le livre présente un documentaire profond : on peut suivre les développements de la guerre du début, du premier cas de la maladie, à la fin. Le livre apporte aussi des sentiments de désespoir des survivants qui se sont trouvés entourés par des ennemies dont la quantité s’augmente chaque jour. Il y a des histoires de courage des gens individuels et des histoires des grands échecs des armées.

C’est un livre amusant malgré son sujet ennuyeux. Pour vrai dire, j’ai un grand préjugé contre des zombis et des vampires et je ne lis jamais leurs livres, pardon, je ne lis jamais de livres qui traitent de ces sujets. Cependant, « World War Z », c'est l’exception proverbiale que j’ai vraiment aimée. Dans ce livre on ne trouve pas des détails atroces, au moins ne pas trop, et on ne trouve pas des tensions fausses et surexploitées. En revanche, l’auteur présente des témoignages personnels qui sont « enregistrés objectivement ». Bien que ces témoignages comprennent de temps en temps des détails lugubres en ce qui concerne le comportement des zombis, ces détails ne forment pas l’essentiel du livre. Le thème principal du livre, c'est le comportement des gens divers qui se trouvent soudainement dans des circonstances menaçantes, n’importe quelle catastrophe est la base de cette menace.

Une lecture divertissante et convaincante !

dimanche 27 mars 2016

Gataca de Franck Thilliez

*****
Un roman policier fantastique ! C’est un livre assez épais que j’ai terminé toutefois en deux jours, totalement captivé. C’est une histoire prenante avec une intrigue compliquée et avec des protagonistes sympathiques. Je ne vais pas essayer de résumer l’intrigue, car c’est simplement une intrigue trop vaste et trop maligne pour une synthèse de quelques phrases.

En fait, ce livre, c’est un mélange étrange d’un polar traditionnel et un roman scientifique. Évidemment, c’est un roman policier, donc il y a des meurtres. C’est le meurtre incompréhensible d’une jeune femme dans un centre de primatologie qui déclenche une enquête policière. C’est un roman policier sérieux, alors, il y a des policiers troublés qui font l’investigation en maîtrisant leurs problèmes personnels. C’est un roman qui comprend de la science, alors, par conséquent, il y a d’informations scientifiques diverses : sur le génome humain, sur les indigènes en Amazonie, sur l’homme Cro-Magnon européen…

C’est une lecture divertissante et fascinante qui comprend aussi beaucoup de révélations inattendues. Un très bon livre !